Alexander Sutherland Neill citáty

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Alexander Sutherland Neill

Dátum narodenia: 17. október 1883
Dátum úmrtia: 23. september 1973

Alexander Sutherland Neill - chýba nám detailnejší popis autora.

Citáty Alexander Sutherland Neill


„Úlohou dieťaťa je žiť svoj vlastný život a nie život, ktorý si jeho úzkostliví rodičia myslia, že by mal žiť, ani život podľa účelu pedagóga, ktorý si myslí, že vie, čo je pre dieťa najlepšie.“

„The function of a child is to live his/her own life, not the life that his/her anxious parents think he/she should live, nor a life according to the purpose of the educators who thinks they knows best“


„If the emotions are free the intellect will look after itself“

„All crimes, all hatreds, all wars can be reduced to unhappiness.“

„Compelled respect always implies fear.“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„No teacher has the right to cure a child of making noises on a drum. The only curing that should be practiced is the curing of unhappiness.“

„I would rather see a school produce a happy street cleaner than a neurotic scholar.“

„Dans le cas d'un professeur qui a une classe nombreuse, l'utilisation de la règle n'est pas tant une question de haine que de commodité. C'est la méthode facile. La meilleure serait d'abolir les classes nombreuses. Si l'école était un lieu de jeu, où les enfants avaient la liberté d'apprendre ou de ne pas apprendre, le châtiment corporel disparaîtrait. Dans les écoles où les professeurs connaissent leur métier, le châtiment corporel n'existe pas. (p. 442-443)“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing


„Rappelez-vous que ce qu'on appelle une faible volonté est habituellement un signe de manque d'intérêt. La personne faible qui est facilement persuadée de jouer au tennis quand elle n'en a aucun désir est une personne qui n'a aucune idée de ce qui l'intéresse réellement. Un système disciplinaire encourage une telle personne à rester faible de volonté et futile. (p. 432)“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„Un nouvel élève de treize ans, qui a détesté la classe toute sa vie, arrive à Summerhill et flâne pendant des semaines. Enfin, mort d'ennui, il vient me voir et me demande : "Dois-je aller en classe?" Je réponds : "Cela ne me regarde pas", parce que c'est à lui seul qu'il appartient de découvrir ses besoins intérieurs. Mais à un autre je répliquerai : "Oui, c'est une idée", parce que sa vie scolaire et sa vie de famille, basées toutes deux sur des emplois du temps stricts l'ont rendu incapable de décider, et je dois lui laisser le temps de développer de la confiance en lui-même. (p. 368)“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„Small boys often produce their own plays; but usually the parts are not written out. They hardly need to be, for the main line of each character is always "Stick 'em up!" In these plays the curtain is always rung down on a set of corpses, for small boys are by nature through and uncompromising.“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„La politique du pays en matière d 'éducation est un refus de la liberté. Nous persuadons par la crainte. Mais il y a une grande différence entre obliger un enfant à s'arrêter de jeter des pierres et l'obliger à étudier le latin. Jeter des pierres affecte les autres, mais étudier le latin ne regarde que l'individu. La société a le droit de restreindre la conduite antisociale d'un enfant parce qu'elle interfère avec la liberté d'autrui, mais la société n'a pas le droit d'obliger un enfant à faire du latin, car apprendre le latin est une affaire personnelle. Forcer un enfant à apprendre va de pair avec forcer un homme à adopter une religion par décret gouvernemental. C'est tout aussi idiot.
J'appris le latin étant enfant -- c'est-à-dire qu'on me remit des livres dans lesquels j'étais censé l'étudier. Je ne pus jamais m'y mettre, car j'avais l'esprit ailleurs. À l'âge de vingt et un ans, je découvris que je ne pouvais pas entrer dans une université sans connaître le latin. En moins d'un an j'en appris assez pour passer l'examen d'entrée. Mon intérêt personne me fit apprendre le latin. (p. 158-159)“
Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing


„La punition, dans la plupart des foyers, est infligée pour la désobéissance. Dans les écoles aussi la désobéissance et l'insolence sont considérées comme des crimes. Quand j'étais jeune instituteur et que j'avais pour habitude de fesser les enfants, comme la plupart des instituteurs anglais avaient le droit de le faire, c'était toujours l'enfant désobéissant qui me fâchait le plus. Ma petite dignité personnelle était blessée. J'étais le dieu de pacotille de la salle de classe, comme papa est celui du foyer. Punir pour désobéissance, c'est s'identifier avec Dieu Tout-Puissant : Un seul Dieu tu adoreras. (p. 220)“ Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„Le monde doit trouver une meilleure méthode [que celle de Summerhill]. Car la politique ne sauvera pas l'humanité. Elle ne l'a jamais fait dans le passé. La plupart des journaux politiques sont pleins de haine et de venin. Trop d'entre eux sont socialistes parce qu'ils détestent les riches au lieu d'aimer les pauvres.
Comment pouvons-nous avoir des foyers où règne l'amour, alors que le foyer n'est qu'un petit coin d'un pays qui exprime de la haine de mille façons? Je me refuse à faire de l'éducation une question d'examens, de classes, ou d'instruction académique. Les écoles évitent la question la plus importante, à savoir que tout le grec, toutes les maths et toute l'histoire au monde n'aideront pas à rendre le foyer plus chaud, l'enfant exempt d'inhibitions et les parents de névroses. (p. 130-131)“
Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„L'idée commune que les bonnes habitudes qui ne nous ont pas été inculquées de force dans notre prime enfance ne peuvent se développer en nous plus tard dans la vie est une idée avec laquelle nous avons été élevés et que nous acceptons aveuglément, tout simplement parce qu'elle n'a jamais été contestée. Pour ma part, je la renie.
La liberté est nécessaire à l'enfant parce que seule la liberté peut lui permettre de grandir naturellement -- de la bonne façon. Je vois les résultats de l'asservissement dans mes nouveaux élèves en provenance d'écoles secondaires de toutes sortes. Ils ne sont qu'un tas d'hypocrites, avec une fausse politesse et des manières affectées.
Leur réaction devant la liberté est rapide et exaspérante. Pendant les deux premières semaines ils tiennent les portes pour laisser passer leurs professeurs, ils m'appellent "Monsieur" et se lavent soigneusement. Ils regardent dans ma direction avec respect, ce que je reconnais facilement comme de la crainte. Après quelques semaines de liberté, ils montrent leur vrai visage. Ils deviennent impudents, sans manières, crasseux. Ils font toutes les choses qui leur ont été défendues dans le passé : ils jurent, ils fument, ils cassent des objets. Et pendant tout ce temps ils ont une expression polie et fausse dans les yeux et dans la voix.
Il leur faut dix mois pour perdre leur hypocrisie. Après cela ils perdent leur déférence envers ce qu'ils regardaient auparavant comme l'autorité. Au bout de dix mois environ, ce sont des enfants naturels et sains qui disent ce qu'ils pensent, sans rougir, ni haïr. Quand un enfant grandit librement dès son jeune âge, il n'a pas besoin de traverser ce stade de mensonge et de comédie. La chose la plus frappante à Summerhill, c'est la sincérité de ses élèves.
La question de sincérité dans la vie et vis-à-vis de la vie est primordiale. C'est ce qu'il y a de plus primordial au monde. Chacun réalise la valeur de la sincérité de la part de nos politiciens (tel est l'optimisme du monde), de nos juges, de nos magistrats, de nos professeurs, de nos médecins. Cependant, nous éduquons nos enfants de telle façon qu'ils n'osent être sincères. (p. 154-155)“
Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing

„Je sais aussi que quand votre fils de cinq mois se réveille à deux heures du matin et pleure avec persistance sans raison apparente vous ne l'aimez pas beaucoup à ce moment-là. Soyez tranquille, il a une raison pour pleurer, même si vous ne la découvrez pas immédiatement. Si vous êtes irrité, tâchez de ne pas le montrer. La voix d'un homme est plus terrifiante pour un enfant que celle d'une femme et vous ne savez pas quelle peur permanente vous pouvez laisser s'infiltrer dans un bébé un criant très fort au mauvais moment.
"Ne prenez pas le bébé dans votre lit", dit le manuel d'instructions aux parents. Oubliez-le. Donnez à votre bébé autant de baisers et de caresses que vous pouvez.
Ne vous servez pas de vos enfants pour vous enorgueillir. Soyez aussi prudent pour louer que pour blâmer. C'est mauvais de chanter les louanges d'un enfant en sa présence. Oui, bien sûr, Mary travaille très bien. Première de sa classe ce mois-ci. C'est une enfant intelligente. Non pas que vous ne devez pas faire d'éloges à votre enfant. Il est bon de dire à votre fils : "C'est un bien joli cerf-volant que tu as fait là", mais les éloges au service des autres sont inutiles. Les jeunes oies dressent le cou aussi bien que les cygnes quand on les admire. Par contre, si votre enfant ne réussit pas ce qu'il fait, n'enfoncez pas le couteau dans la plaie. Même si le carnet de notes n'est pas bon, ne dites rien. Et si Billy rentre en pleurant parce qu'il a été vaincu dans une bataille avec les copains, ne lui dites pas qu'il est une mauviette.
Si jamais vous dites "Quand j'avais ton âge…" vous faites une grande erreur. En somme, acceptez votre enfant tel qu'il est et retenez-vous d'essayer de le faire vous ressembler.
Ma devise pour la maison, en toute circonstance, c'est Pour l'amour du ciel, laissez les gens vivre leur vie. C'est une attitude qui sied à toutes les situations.
C'est la seule attitude qui encourage la tolérance. On apprend aux enfants à être tolérants en leur montrant de la tolérance. (p. 168-169)“
Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing